Comment se remettre d’une déception sentimentale ?

Comment se remettre d’une déception sentimentale ?

 

Je vous retrouve aujourd’hui pour parler d’un sujet qui me tient très à cœur, notamment parce que j’ai l’impression d’avoir beaucoup fait le tour de la question ces derniers mois. Dans la lignée de mon article sur la prise de risque, je voulais vous parler aujourd’hui de quelque chose de très douloureux mais qu’on vit bien tous au moins une fois dans notre vie sentimentale : la déception. Par déception, j’entends surtout le fait de faire face à des sentiments non réciproques. Quand il arrive que deux personnes ne soient, au final, pas sur la même longueur d’onde, après avoir pourtant partagé des moments de découverte voire d’affection, rendant le détachement d’autant plus compliqué à gérer et à accepter.

Il faut se rendre à l’évidence : on ne peut pas plaire à tout le monde. Je le répète souvent, mais chaque individu a son propre timing. Et des fois il arrive que quelqu’un pour qui vous éprouviez beaucoup d’affection décide que finalement ses sentiments prennent une direction opposée à la vôtre. C’est une situation frustrante, parce qu’on ne peut tout bonnement rien y faire. Aussi vrai est-il qu’on ne peut contrôler nos propres sentiments, il en est de même pour ceux des autres. On peut tenter de se « vendre », de montrer le meilleur de nous-même, de redoubler d’efforts pour leur montrer que « c’est moi, je suis la personne qu’il te faut », si ça ne prend pas, ça ne prend pas. Le plus sage est d’accepter. Parce qu’à s’acharner à vouloir avoir la mainmise sur les décisions des autres, on se fatigue plus que l’on s’épanouit. On se fatigue et on perd un temps précieux qu’on aurait pu passer à se reconstruire. On cultive l’espoir de quelque chose qui n’est plus.

J’ai des amis qui ont souligné la résilience et la capacité à rebondir que j’ai développées au fil de mes expériences. Je chéris aujourd’hui la maturité que j’ai acquise dans ce domaine. Evidemment, à l’instant T de la déception, j’ai toujours les larmes aux yeux et l’esprit un peu embrumé. Mais j’ai travaillé à essayer de passer à autre chose avec comme unique mantra que tout vient à point à qui sait attendre. Que si ça ne devait pas se passer ainsi, ça se passera à un autre moment, avec quelqu’un d’autre, d’une autre façon et souvent quand on ne s’y attend pas. C’est vraiment très compliqué quand on a fondé des espoirs sur quelqu’un qui avait pourtant l’air d’être aussi mordu que nous, de se dire que tout est fini. Qu’on n’aimera jamais plus. Qu’on ne rencontrera jamais plus quelqu’un d’aussi bien pour nous. Que le brin de lumière qu’on avait dans les yeux ne pétillera plus de la même façon avant bien longtemps.

La vérité les gars c’est que c’est entièrement faux. Il faut rencontrer 1000 gens, il faut vivre 1000 expériences pour être la personne qu’on devient au fil des années. Et chaque expérience n’est qu’une façon supplémentaire de se forger. Je ne dis pas qu’on n’a pas le droit de se morfondre un peu. Au contraire, soyez égoïste, prenez soin de vous avant de penser aux autres un court instant. Parce que les blessures au cœur sont bien réelles, elles. L’idée c’est de savoir rebondir plus rapidement. C’est d’arriver à voir au-delà des moments de bonheur qu’on a partagés pour penser aux prochains qui nous arriveront sans aucun doute encore.

J’ai appris à me forger cette carapace-là, efficace bien qu’encore fragile pour deux raisons. Tout d’abord, j’ai cultivé l’idée qu’il n’y a pas qu’une seule personne au monde qui est faite pour nous. Si une personne part, la suivante sera peut-être différente sur certains points, mais tout aussi intéressante. Nous n’avons pas une personnalité, une passion, une façon de voir les choses. Chaque personne qu’on rencontre s’ancre dans une partie de notre personnalité et il n’y a qu’à trouver la personne qui coche le plus de cases, sans pour autant être nécessairement exhaustif. Je pense sincèrement que nous avons pleins d’âmes-sœurs disséminées sur cette Terre et que celle qui aura vocation à rester est simplement le résultat de multiples conjonctures : son passé, sa disponibilité, sa localisation géographique, son envie du moment…Une personne peut très bien être faite pour nous mais au mauvais moment. Même si je suis persuadée qu’on peut toujours moduler son timing quand on sent qu’on passerait à côté de quelque chose si on ne le faisait pas, parfois le lot de complications est tel que le projet sera tué dans l’œuf avant même d’avoir vraiment débuté. Je suis mal placée pour le dire parce que moi et la complication nous ne faisons qu’un, mais si vous pouvez vous épargner des peines inutiles, faites-le.

Ensuite, j’ai appris à être heureuse par moi-même, et ne pas faire dépendre mon bonheur de ma vie sentimentale. Aujourd’hui, je suis parfaitement épanouie dans ma vie. Je pense qu’il est essentiel d’être en paix avec soi-même, avec son passé pour pouvoir accepter de laisser quelqu’un entrer dans nos vies. Déjà, c’est plus respectueux pour cette personne : aucun individu sur cette Terre ne doit porter le poids de vos névroses sur ses épaules. Et ensuite, si cette personne venait à partir, au final on ne perd « que ça ». On a toute notre vie, nos passions qu’on adore, nos amis qui nous entourent, notre travail qui nous occupe l’esprit, les voyages, les bonheurs simples qui nous permettent de ne pas perdre pied, d’avoir encore l’impression d’être à sa place. Bien sûr on perd un être cher, mais à côté, rien ne change. On reste la personne que l’on est, avec nos projets et nos objectifs. Evidemment que l’on partagera des choses à deux, qu’on s’imaginera des choses ensemble, mais on ne doit pas compter sur la présence de l’autre pour pouvoir accomplir ce qu’on a toujours eu envie d’accomplir. Si on crée cette dépendance, on perd le contrôle de sa propre vie, et chaque mouvement de l’autre fera vaciller nos propres fondations. En d’autres termes, je considère les relations amoureuses comme des suppléments de bonheur. Je crois réellement que c’est la plus grande leçon que j’ai apprise ces derniers temps. Il faut apprendre à se suffire à soi-même, et ça vaut pour tous les pans de nos vies. Apprendre à être épanoui par le simple fait d’être nous-mêmes, par nos choix et nos attributs. Assumer nos passions et le faire transparaître dans l’image qu’on renvoie de nous au monde.

Dans ces instants-là, il y a plusieurs écoles. Personnellement, je pense que ce sont des moments dans lesquels il faut penser à soi et être un peu égoïste. Pour ma part, ce sont aussi des moments d’intense productivité. Je me plonge dans le travail pour penser à autre chose et j’ai 1000 projets « entrepreneuriaux ». C’est d’ailleurs dans un de ces moment-là que j’avais décidé de lancer mon blog à l’époque. En tout cas, il faut prendre soin de soi et de ses sentiments. Ne pas sombrer et surtout ne pas se remettre en questions à outrance. Au contraire, travailler à s’améliorer encore et encore, à devenir la meilleure version de nous-même pour se montrer au monde et donner envie à ce monde de nous rencontrer.

Pour finir, je dirais que c’est toujours un risque de s’attacher, toujours dangereux d’ouvrir son cœur à quelqu’un, le laisser prendre une petite part de nous avec lui. Des fois le jeu en vaut la chandelle, et des fois on finit déçu. L’essentiel c’est de ne pas regretter : tout ce que tu as fait, tu l’as voulu un jour et ça t’a rendu heureux. On ne regrette pas les moments où on a été heureux. Ni les leçons que ces moments nous apprendront un jour, sur nous, et sur les autres.

« Il n’y a pas d’inconnus, il n’y a que des gens qui ne se sont pas encore rencontrés. »

 



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