L’écologie, un problème de riches ?

L’écologie, un problème de riches ?

« A l’Ouest comme à l’Est, c’est la même marche, le même système visant à l’augmentation des « moyens de faire » où l’on voit se réaliser la vocation de l’homme. Ce phénomène a l’ampleur d’une loi de la nature. L’amplification des moyens de faire est la passion dominante de notre société à laquelle toute sensibilité ainsi que l’environnement sont sacrifiés. Notre société est comme une immense machine dont le tableau de bord est trop pauvre en indicateurs et dont l’épiderme bétonné est insensible aux réactions individuelles. Une machine si occupée à construire, à produire, qu’elle est aveugle à ce qu’elle détruit et myope à l’égard du monde qu’elle risque de faire. » Bertrand de Jouvenel

Hello à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un sujet qui, je pense que vous l’avez remarqué, m’intéresse beaucoup : l’écologie.

Je fais partie des gens qui pensent que l’écologie devrait être un des principaux sujets des campagnes présidentielles, un des principaux fondamentaux qu’on inculque aux enfants à l’école, un des principaux dogmes de notre conscience en tant que citoyen du monde et habitant de la Terre. Loin de prôner un extrémisme écologique, j’aimerais revenir sur les a priori qu’on associe à cette démarche et ses dérives.

 » Nous passons notre temps à oublier, oublier que nous vivons sur planète limitée à laquelle nous appliquons un principe illimité, ce qui accélère le processus d’épuisement des ressources et d’accroissement des inégalités structurelles, source de mécontentements, de frustrations et de conflits.  » Pierre Rabhi

Déjà, on associe trop souvent l’écologie à un souci de riches. Quand on n’a plus rien d’autres à penser, quand tout va bien, on penserait à la Terre. Alors bien sûr je conçois qu’il est plus facile pour quelqu’un d’aisé d’avoir accès à des produits bio ou locaux. Personnellement, j’ai la chance de pouvoir accorder une part importante de mon budget aux produits alimentaires  d’avoir des parents qui se sentent engagés et conscients de l’enjeu. Et je conçois parfaitement que ce n’est pas le cas de tout le monde !

Néanmoins, il est essentiel se rappeler que ce qui compte, c’est le geste. Ce qui compte c’est d’essayer. Sauver la planète c’est aussi consommer des protéines végétales produites en France, proches de chez nous au lieu d’une viande à bas coût produite on ne sait où, à une qualité moindre. Et pourtant le différentiel de prix ne doit pas être gigantesque!

« On ne peut plus aujourd’hui se contenter de cultiver son jardin, comme Candide, sauf à considérer que ce jardin est devenu planétaire. L’une des grandes lois de l’écologie nous rappelle que tout est vivant et que tout est lié.  » Yann-Arthus Bertrand

Ensuite, je tiens aussi à dire que libre a chacun d’adopter la démarche qu’il souhaite. Je ne porte pas ici un jugement sur ceux qui en font moins, ou ceux qui ne font rien du tout. Je m’engage pour mes propres convictions et j’essaye juste de passer un message pour peut être en intéresser certains, en sensibiliser d’autres. Ce que je cherche aussi à démontrer, c’est que le combat pour un monde plus propre, plus respectueux de la planète est un combat positif ! Il n’y a rien de pire que des personnes qui en blâment d’autres parce qu’elles en font moins. Rien de pire qu’un vegan (attention je ne critique pas le veganisme, je critique ses dérives, parce la démarche est louable et complément positive!) qui ose critiquer un végétarien parce que ce n’est pas « suffisant ». Je prends cet exemple parce que beaucoup vu sur les réseaux sociaux.

Peut être que pour certains, il est facile de passer du carnivore au végétalien en une nuit. Pour d’autres non. Peut être que certains n’ont pour l’instant pas un mode de vie qui le leur permet, peut être que certains préfèrent conserver leurs idéaux pour eux et ne pas offusquer et briser la stabilité familiale en imposant leurs convictions ? Bien sûr, je fais partie des gens qui pensent qu’être végétarien voire végétalien est compatible aujourd’hui avec une vie sociale, mais chacun suit sa propre évolution de conscience. N’oublions pas que derrière presque chaque vegan, il y a eu quelqu’un qui a consommé un jour de la viande. Ne blâmons pas ceux qui sont au début de leur cheminement, mais au contraire, aidons les plutôt à aller de l’avant. Donnons une image positive de la démarche. Pour qu’une personne qui, auparavant, se disait non intéressée ou incapable, puisse déclarer « s’il peut le faire, pourquoi pas moi? » Il est essentiel de se rendre compte que tout est une question de perspective. Chacun apporte sa pierre à l’édifice, à sa manière.

Dans le même ordre idée, peut-être qu’il est simple pour certains de prendre le vélo pour aller travailler. Mais quand on travaille à 1h de route de chez soi, la question est plus délicate. Chaque personne a ses propres contraintes. Et c’est à chacun de trouver le domaine dans lequel il a la possibilité de s’engager vraiment. Par exemple, quelqu’un qui habite en ville aura certainement plus de facilités à se rendre à son travail en transports en commun ou en vélo. Mais quelqu’un qui habite à la campagne aura sans doute plus de facilités à pouvoir cultiver son propre jardin, élever ses propres poules…

« Une société écologique, c’est une société qui trouve le point d’équilibre entre la société matérialiste absolue dans laquelle nous sommes et une société qui voudrait tomber dans une spiritualité béate qui ne serait pas plus intéressante. » Nicolas Hulot

Finalement, je pense que dans sa vie de tous les jours, on peut facilement trouver un moyen de faire un geste pour la planète. Des fois, on en fait même sans s’en rendre compte. Par exemple, je me faisais la réflexion dernièrement qu’emporter ses propres cabas au lieu de prendre des sacs plastiques dans les supermarchés est presque devenu systématique pour beaucoup de gens. Je vois les consciences évoluer dans le bon sens, avec la multiplication des initiatives locales, du rebond des petits supermarchés locaux et spécialisés, de la recherche du produit de qualité, de la reconnexion avec la nature. Le chemin est encore très long, mais chaque geste en vaut réellement la peine.

 » Aujourd’hui la seule condition de survie réside dans l’établissement d’un rapport plus humble avec la planète. » Alain Gras

A côté de cette pensée du jour, je vous insère quelques photos prises pendant mon séjour au Lac de Côme.

Sur ces ondes positives, je vous souhaite de passer une excellente journée,

Des bisous,

Mathilde



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