Et au Canada on mange quoi : leurs habitudes alimentaires

Et au Canada on mange quoi : leurs habitudes alimentaires

Ceux qui connaissent ma passion pour la nourriture, la cuisine et l’alimentation saine me demandent souvent si je m’y retrouve ici au Canada. Force est de constater qu’il y a des avantages et des inconvénients notoires que je vais développer ici.

Je profite du sujet pour vous annoncer que j’ai ouvert un compte Instagram dédié à mes bonnes adresses culinaires, recettes et autres conseils nutrition, n’hésitez pas à m’y suivre si le sujet vous intéresse @tacoomeout !

Est-ce qu'il est facile de manger sain au Canada ? 

J’ai grosso modo réussi à garder mes habitudes saines ici en cuisinant presque exclusivement moi-même, que ce soit pour manger à la maison et ou à emporter à l’université. Force est de constater que les supermarchés canadiens sont sans équivalents, du moins au Québec et en Ontario, par rapport à ceux qu’on peut trouver de l’autre côté de la frontière. Oui il y a une offre importante de fruits, de légumes, de produits frais. On trouve aussi des rayons diététiques et « biologiques » comme en France. Alors évidemment, la mentalité nord-américaine prime toujours et il y a énormément de produits préparés. Les canadiens sont très friands également de conserves dans lesquelles ils mettent à peu près tout ce qu’il est possible de manger: naturellement des légumes, des produits de la mer, des beans mais aussi de la purée de citrouille ou de la viande prédécoupée!!, et j’en passe. Evidemment, tout dépend de ce que vous achetez et consommez. Je trouve les fruits et légumes relativement chers par rapport justement à ces produits préparés ou très industriels ce qui naturellement inverse la donne par rapport à la France. Parce que je considère qu’en France, manger sain et de bonne qualité est accessible à un coût très très raisonnable, ce qui n’est pas le cas ici. Il n’y a pas vraiment de saisons dans les fruits et légumes non plus: les Canadiens consomment sans discernement des fraises en plein mois de janvier et des aubergines en février. En France aussi (cet article va être très ethnocentré, mais je parle de ce que je connais le mieux) on trouve dans les supermarchés des produits importés hors saison mais en moindre quantité et leur coût élevé devient rapidement désincitatif.

Pour ce qui est de la nourriture à emporter, le Saint-Graâl ici, tout dépend. Il existe des offres de fast-food santé mais les prix sont sans commune mesure avec la junk food. D’où la nécessité d’opter pour la cuisine maison le plus souvent possible si on veut éviter de manger du cholestérol matin-midi-soir.

En quoi consiste l'offre de restaurants, quelles sont les spécialités locales ? 

En terme de spécialités locales, au Québec (et puisqu’Ottawa est à la frontière, ça déborde un peu) il y a surtout la poutine. Donc en gros c’est un plat composé de frites + sauce brune type jus de viande + du fromage en grains un peu caoutchouteux et sans goût. Et donc, avec tout ce beau mélange, tes frites finissent forcément molles au fond de la boîte. Alors j’avoue que cette description ne donne pas envie mais je crois que ce n’est juste pas le but de ce plat. A vrai dire c’est sympa pour tester ou quand t’as la dalle à 5h du mat en sortant de soirée l’hiver à -15 dehors, mais ça s’arrête là. Par contre, les québecois sont très fiers de ce plat national et t’en parlent avec les yeux qui pétillent dès que tu leur dis que t’es étudiant en échange. On peut en trouver à tous les goûts les plus fous, j’en ai même mangé une version à la grecque avec feta, oignons rouges, poivrons et olives à la Banquise à Montréal, le resto de référence pour la poutine. Je ne partage pas la frénésie personnellement mais il en faut pour tous les goûts. Après il y a le sirop d’érable. En parlant à un québecois on a un peu l’impression que chacun d’entre eux a quelqu’un dans sa famille qui en produit. C’est sympa et ça s’accorde un peu avec tout. Je crois que je l’ai déjà dit ici une fois mais les pancakes c’est un mythe ; on l’associe souvent à tort au Canada justement à cause du sirop d’érable mais ce n’est pas plus répandu qu’ailleurs. Sinon, en période hivernale et à Noël mention spéciale pour le cidre chaud ! A Ottawa encore, la spécialité locale sucrée reste la Beaver Tail (ou « Queue de castor ») qui est en fait une pâte à beignet frite avec les toppings de ton choix: sucre, cannelle, sirop d’érable, banane, chocolat, pommes, ou même fromage. Bien fat bien sucré comme on adore ici en somme.

Pour ce qui est des restaurants, l’offre en cuisine du monde est extrêmement variée: japonais, thaï, indien, libanais, italien, mexicain et j’en passe. Après ça se résume quand même souvent à burgers – sandwichs – pizzas. Et des frites, toujours des frites.

En terme de desserts, on retrouve généralement des produits nord-américains types brownies, carrot cake pour lequel je voue une passion sans équivoque, cheesecake ou crème glacée. Plus c’est sucré plus on valide.

Quid des régimes spéciaux ? 

Un des avantages à saluer au Canada et pas des moindres, c’est à quel point il est facile de manger « différemment » sans chercher pendant trois heures et demi un restaurant adapté et finir avec des pâtes à l’huile d’olive. Dans quasi tous les restos j’ai pu trouver des alternatives végétariennes ou vegétaliennes, des options de pain sans gluten dans les burgers, des indications sur les ingrédients pour éviter une possible intoxication alimentaire. Les Canadiens sont ultra ouverts sur ça et c’est super agréable. Et mine de rien ça varie l’offre des restaurants en proposant des plats plus sains. Attention, évidemment végétar/lien, sans gluten et co ne veut pas dire forcément sain, équilibré mais souvent, je dis bien souvent, ce sont des plats où on retrouve plus de légumes ou l’utilisation de céréales complexes. Après une pizza aussi végétarienne soit-elle reste toujours une bombe calorique.

Je tiens aussi à préciser que le rythme alimentaire des canadiens est très très différent de notre vision franco-française de la table. Grosso modo, les Canadiens mangent à n’importe quel moment de la journée. Souvent j’ai des cours à 16h l’après-midi et certains étudiants débarquent avec des sushis ou des nuggets qui embaument bien tout l’amphi à une heure où habituellement j’aurais mangé une pomme. De plus, manger un repas du soir à 17h30 ne choque personne. Arrivés à 21h dans un restaurant l’autre jour, on a appris que la cuisine était déjà fermée haha.

Je vous laisse avec quelques photos, mais sachez que dans les rubrique « Voyages » et « Santé » j’ai déjà beaucoup d’articles qui en contiennent!!

A bientôt,

Mathilde

 



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