Mon parcours avec l’acné : passé, présent, futur

Mon parcours avec l’acné : passé, présent, futur

Hello!

Tout d’abord, je vous souhaite à tous une très bonne année 2017, faite de joie, de bonheur, de santé. Aimez-vous beaucoup, aimez les autres aussi et pensez positif, la vie vous le rendra bien.

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un sujet qui me tient à coeur et qui prend une saveur particulière en cette période de résolutions de nouvelle année : l’acné. Alors bien sûr ce n’est sûrement pas le sujet le plus glam de l’année, mais c’est une réalité. Si certaines ont la chance d’arborer des peaux lisses, glowy à souhait, d’autres se coltinent, à 19 ans encore moultes spots, cicatrices, trous, microkystes, nodules, points noirs, pores obstrués et autres termes aussi techniques que répugnants.

Si j’ai décidé de vous parler de l’acné aujourd’hui, c’est parce que j’ai compris l’importance de ne pas avoir l’impression d’être seule et sans issu face à cette « maladie ». Je mets maladie entre guillemets parce que, comme me l’avait bien expliqué une dermato un jour, l’acné est une maladie à partir du moment où elle nous affecte, aussi bien en terme de douleur que moralement.

Je vais commencer par le commencement : mon histoire avec l’acné. 

J’ai commencé à avoir de l’acné à la fin de mon année de troisième, j’avais alors dans les 14 ans. Pas de panique particulière, j’étais adolescente, en pleine puberté, ce sont des choses qui arrivent. J’ai d’abord laissé un peu traîner, à base de crèmes de grande surface et sans véritable connaissance de ce que c’était vraiment, prendre soin de sa peau. Face à l’ampleur des dégâts qui commençaient à se constituer, j’ai finalement décidé de voir une dermatologue pendant mon année de 2nde. J’ai donc enchaîné les traitements classiques, d’abord en crème, puis par voie orale, type peroxyde de benzoyle et ses dérivés. Evidemment, ces traités n’ont eu aucun effet. J’ai décidé de tout arrêter : quel était l’intérêt de se bousiller le corps avec des antibiotiques qui au final n’avaient pour seul effet que d’empirer ma peau encore et encore sans évacuer le véritable problème : les boutons. On se trouve alors à l’aube de mes 16 ans, âge où l’acné, bien qu’embêtante, reste acceptable. J’ai rencontré pendant l’été une esthéticienne qui m’a appris une chose essentielle : prendre soin de sa peau. En effet, suite aux traitements dermatologiques, je n’avais aucune connaissance de ma peau, ni des précautions à prendre : il ne me restait qu’une peau asséchée par les soins, brillante et rougie parce que devenue beaucoup plus sensible. Cette esthéticienne m’a donc appris les rudiments élémentaires du soin de la peau : démaquillage, hydratation, masque, gommage… J’ai appris à connaître ma peau, à prendre soin d’elle, les boutons persistaient, mais elle était plus saine et lumineuse. J’ai alors continué avec cette routine assez longtemps, changeant des fois les produits mais en respectant toujours les principes de base, c’est-à-dire : le lavage de la peau avec un produit doux, le démaquillage, l’application le soir d’une crème de nuit anti-imperfections, un gommage et masque une fois par semaine pour éliminer les peaux mortes (mais pas plus!), une bonne hydratation adaptée à votre type de peau et du maquillage avant tout non comédogène (c’est vraiment essentiel !) et respectueux de votre peau à imperfections. C’est une routine qui me plaisait parce que, si j’avais encore des boutons, je n’en souffrais plus physiquement : plus de peau qui tiraille, de pelures qui rendaient le maquillage impossible… Petit à petit, avec mon intérêt progressif pour l’écologie, j’ai décidé de m’orienter vers des produits plus naturels. Je me démaquillais alors à l’huile de jojoba (que j’ai adoré), j’appliquais du gel d’aloe vera et avant de me maquiller, un hydrolat de bambou. J’ai fait le tour d’Aroma Zone pour trouver les produits adaptés à ma peau. J’aimais beaucoup cette routine qui rendait ma peau douce. Encore une fois, les effet sur mes boutons n’étaient pas réellement visibles mais je m’en accommodais. J’avais de l’acné, mais je me disais que cela partirait bien un jour, et ma peau était saine. Je ne m’en inquiétais pas plus que ça. J’ai continué sur cette lancée jusqu’en septembre dernier, soit en 2ème année d’études post-bac. Là tout s’est accéléré, à la fin de mes vacances d’été, une poussée extraordinaire. C’est là que j’ai compris que mon acné avait changé : d’une acné modérée et une peau grasse j’étais passée à une acné beaucoup plus inflammatoire, plus sévère et surtout cicatricielle, avec une peau nettement moins grasse. Ces quelques mois étaient difficiles parce que ces boutons faisaient très mal. Ils étaient situés au niveau de la mâchoire et des joues exclusivement. Grâce à quelques recherches sur internet, j’en ai conclu que cela s’apparentait davantage à de l’acné d’adulte, rétentionnelle qu’à l’acné que j’avais connu adolescente. C’est là que j’ai décidé de reprendre rendez-vous chez un dermato, mais je n’obtins qu’un rendez-vous en janvier dont je vous parlerai dans quelques lignes. J’ai alors décidé de choisir une vraie crème de nuit et je me suis tournée vers des crèmes à base de bave d’escargot biologique que j’avais découvert sur YouTube : si ça a l’air répugnant, en réalité j’ai vu des changements! et ça reste une crème, on n’a pas l’impression d’appliquer de la vraie bave haha. Vous savez quand on a tout essayé sans succès, on devient capable de tester tout et n’importe quoi (parce que oui, je ne vous ai pas parlé de mes tests avec les glaçons, les pommes de terre…). J’ai également omis de préciser que j’avais également tenté d’éliminer les produits laitiers ou de constater des effets avec des changements alimentaires mais ça n’a pas été fructueux. J’ai accompagné mon traitement de la crème Cicaplast de La Roche Posay (marque que j’adore) et de leur crème hydratante pour peau agressée par les soins desséchants. Donc oui, les effets étaient là, mais en janvier 2017, l’acné est toujours là. Ce qui m’amène à mon rendez-vous chez la dermatologue, hier soir.

Le rendez-vous chez la dermatologue : ce qui a changé. 

J’arrive chez la dermato plutôt impatiente, avec l’impression de reprendre ma peau et mon avenir en main. Je me sentais grandie dans ma tête et j’espérais enfin trouver une solution pour mon acné, durable cette fois. Mais j’ai vite déchanté. Au bout d’une minute même pas, ce que j’évitais depuis des années, ce que je jugeais impensable, inconcevable voire même inadapté refaisait surface et apparaissait comme la seule et unique solution pour éradiquer mon acné, au risque de le conserver toute ma vie durant : passer au traitement à l’isotrétinoïne, Roaccutane et ses dérivés en somme. Je pense que la dermato a saisi mon malaise parce qu’elle m’a de suite demandé pourquoi j’étais si réfractaire. Alors je dois avouer que son discours m’a plutôt convaincue sur le coup, c’est-à-dire compte tenu de mon rythme de vie, pour limiter les effets secondaires (je n’en parlerai pas ici tout simplement parce que je ne veux pas parler d’un traitement que je n’ai pas fait, mais vous trouverez des blogs qui en parlent mieux que moi sur Internet) qui me paraissaient insurmontable au vu des « on dit ». En fait, elle m’a expliqué tout était dépendant de la dose que l’on s’administrait : elle préconisait une très bonne petite dose, mais sur une longue durée du coup (dans les alentours d’un an ou plus) pour que cela m’affecte le moins possible tout en ayant des effets. J’ai pris la petite brochure, décidée à faire mon premier test de grossesse et ma prise de sang pour reprendre un rendez-vous dans les trois jours suivants. Oui je me sentais prête à faire toute cette organisation pour un médicament miracle qui me promettait ce dont j’avais toujours rêvé, et avec des effets secondaires qui finalement n’étaient pas si terribles que ça (elle m’avait surtout parlé de lèvres et yeux secs, donc « ça va »). Sauf qu’en rentrant chez moi, j’ai tout simplement fondu en larmes. J’avais l’impression d’être face à un dilemme inéluctable. Je lisais des blogs de personnes qui l’avaient « bien vécu » mais même dans ce cas, les effets secondaires étaient énormes. Au-delà de cela, je repensais à toutes mes convictions, prendre soin de soi, manger bio, une alimentation saine…et je me disais que si j’ai refusé ce traitement pendant si longtemps, ce n’est pas pour rien. Et sans parler de la souffrance psychologique qui est un des points qui, compte tenu de ma fragilité et mon hypersensibilité, est également rédhibitoire. Mais en même temps l’idée de vivre avec l’acné toute ma vie me rebutait, qui est plus ou moins stable depuis un mois, mais qui sait de quoi sera fait l’avenir ? J’étais dans une impasse. Mais l’idée d’avoir recours à Roaccutane me faisait tellement peur déjà de base, que je pense que finalement, je ne serai jamais prête, et ce n’est certainement pas une bonne base pour commencer ce traitement, surtout pas dans la période de la vie dans laquelle je me trouve actuellement. J’ai donc décidé de recourir à mon dernier espoir, plus proche de mes convictions, mais aussi plus incertain : la naturopathie. J’ai donc pris rendez-vous pour février, je vous en dirai des nouvelles d’ici là. Ce choix s’est aussi imposé à moi pour une raison inévitable et que j’ai compris au fil de mes recherches : l’acné vient de l’intérieur, on peut tester des centaines de crèmes, elles ne feront qu’atténuer. Tout est dépendant de ce qui se passe à l’intérieur de notre petit corps et les boutons n’en sont que le reflet Les crèmes ne traiteront donc que la conséquence, non la cause.

J’ai écrit cet article pour plusieurs raisons. Tout d’abord pour vous dire que l’acné peut être une maladie, et qu’on peut la minimiser encore, mais ça existe et c’est même fréquent. Pour dire que je vous comprends, qu’on vous comprend et qu’il y a une communauté immense et implicite de personnes qui connaissent des problèmes d’acné. Et beaucoup réussissent aussi à s’en sortir. Oui l’acné c’est dur! ça zappe le moral, c’est pas très esthétique, c’est douloureux et déprimant et puis souvent en plus, ça coûte cher ! Je profite d’avoir un blog parce que lire des articles de ce type m’ont toujours fait beaucoup de bien et m’ont appris à faire la paix avec moi même quand j’étais au plus mal. Ensuite, pour vous dire aussi que, pour l’acné, il est important d’apprendre à connaître son corps : j’ai fait un immense pas en essayant d’apprendre à mieux connaître ma peau pour mieux la dompter et la soigner, je pense en faire encore un autre en essayant de comprendre mon corps et trouver les origines de cette acné persistance. Si j’ai appris une chose avec l’acné, paradoxalement, c’est comment prendre soin d’une peau. Jamais ô grand jamais il ne me viendrait, même sans problèmes de peau, à l’idée encore de ne pas me démaquiller avant d’aller dormir, dans ce cas c’est un mal pour un bien haha. Enfin, je pense qu’il est important de ne pas se définir par l’acné ; on n’est pas untel, 19 ans, atteinte d’acné depuis ses 14 ans. On est untel, 19 ans, intelligente, passionnée de cuisine, drôle et ouverte d’esprit. L’acné ne vous définit pas, que vous en ayez beaucoup ou pas beaucoup. Un autre point important réside aussi dans le fait que l’acné est une maladie qui dépend avant tout de sa perception personnelle : on peut considérer en être malade pour quelques boutons comme quelqu’un s’en fichera si sa figure en est pleine, l’important est de savoir jusqu’où ça nous affecte, et jusqu’où on est prêt à aller pour le changer. C’est pour cela que j’ai choisi de ne pas recourir à Roaccutane (pour l’instant) : je hais mon acné, mais au final ça fait partie de moi. J’en suis à plus de 5 ans de ma vie d’acné et je sais vivre avec. Il y a des jours où c’est dur, bien sûr que des fois j’aimerais sortir sans aucun correcteur et être fière de ma peau. Bien sûr que des fois j’ai des boutons qui me tiraillent. Mais j’ai beaucoup trop peur d’utiliser ce produit et de gâcher ma santé. L’acné fait parti de moi, il est arrivé naturellement, et j’aimerais pouvoir m’en débarrasser de la façon la plus naturelle qu’il soit aussi. Alors je respecte les gens qui font le choix de recourir à Roaccutane, c’est un choix courageux que je n’ai pas pu faire pour l’instant et je vous souhaite beaucoup de courage et surtout de chance pour que le traitement réussisse. C’est une décision à ne surtout pas prendre à la légère, il faut énormément de suivi et je pense aussi une grande maturité et connaissance de soi-même pour y remédier. Soyez aussi bien entouré, parce que si personne ne peut réellement comprendre ce que vous vivez, l’encouragement d’un parent ou d’un ami dans ces moments difficiles n’a pas de prix.

J’en viens alors à vous, avez-vous eu recours à la naturopathie pour soulager votre acné?

Pleins de bisous,

Mathilde

PS : oui j’ai mis une photo de la montagne prise au ski qui n’a absolument rien à voir, mais ça me paraissait plus aguicheur en ce mois froid de janvier qu’une photo de mes joues pleines d’acné. Vous me direz j’aurais aussi pu mettre une photo de raclette.



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