Petites réflexions personnelles

Petites réflexions personnelles

J’écris cet article de mon petit siège à l’aéroport de Montréal et évidemment que la situation me donne un peu envie de dresser le bilan. Dresser le bilan d’une année riche en émotions, en rencontres et en nouvelles expériences. Il serait impossible d’être exhaustif sur tout ce que cette année a pu m’apporter sur le point personnel mais s’il y a une ligne directrice, je dirai que ce serait que « tout vient à point à qui sait attendre« . J’ai choisi d’orienter cet article sur quelques axes directionnels de vie qui m’ont particulièrement marquée et que je continuerai, je l’espère, de mobiliser dans tout ce que j’entreprends à présent.

Apprendre à bien s’entourer

Pendant longtemps, j’ai eu beaucoup de mal à bien m’entourer. J’avais tendance à me tourner vers des personnes avec qui je m’entendais bien, mais avec qui je n’avais pas l’occasion d’être moi-même.  Je me dirigeais vers des gens que je pensais me correspondre, des gens que j’idéalisais sans doute et qui ne m’épanouissaient pas pleinement. J’avais l’impression de ne jamais être à la hauteur, de ne jamais être assez bien. Au lieu d’être pleinement moi-même, j’étais engouffrée dans des affects dénués de sens qui me faisaient beaucoup plus de mal que de bien. Portant trop d’espoir dans ces relations, je finissais déçue, délaissée et désarçonnée. Souvent, j’ai senti la nécessité pour pouvoir m’intégrer de jouer un rôle, voire de m’excuser pour ce que j’étais. J’ai l’intime conviction qu’on a souvent inconsciemment tendance à se tourner vers un idéal, vers ce qu’on aimerait être, un groupe de référence en somme. Cette tendance intervient principalement au collège ou au lycée. Mais j’ai vraiment le sentiment qu’avec la maturité, on apprend à déceler qui on est vraiment et ce qu’on recherche. Cette année, j’ai réalisé l’importance de s’entourer de personnes qui nous ressemblent et avec lesquelles on était libre d’être soi-même. C’est tellement essentiel de se sentir bien avec ses potes, ça devrait être la base, notre « safe space », notre zone de confort. Les gens qu’on appelle quand ça va pas, avec qui on a envie de partager tout ce qu’on fait, d’aller à l’aventure. Mais aussi des gens qui sont heureux de te voir, profondément heureux. Et qui font tout pour que tu le sois aussi. En gros, des amis qui nous apprécient tel que l’on est et avec lesquels on n’a pas besoin de jouer, de cacher qui l’on est. Ça paraît dérisoire mais pourtant on est tellement à s’engager dans des relations toxiques qui nous rongent de l’intérieur. Je pense qu’il faut prendre clairement l’adage « Vaut mieux être seul que mal entouré » au pied de la lettre. Le bonheur de savoir que l’on est apprécié pour notre entièreté est une plénitude sans commune mesure.

Tout passe avec le temps et la fin d’une relation n’est pas une fatalité

Autant amicalement parlant qu’amoureusement parlant, la fin d’une relation nous apparaît toujours comme la fin du monde. On s’imagine que l’on ne pourra jamais être heureux sans cette personne à nouveau. Dès lors qu’une parenthèse joyeuse dans notre vie touche à sa fin, on sent le poids du vide et du décontenancement. Et aussi le poids de la fin d’une habitude. Sauf qu’à mesure que l’on vit ce genre d’expériences, on se rend compte qu’en réalité, tout passe avec le temps. Au fur et à mesure, on n’y pense moins, jusqu’au jour où on se réveille un matin et on ne ressent plus rien. J’ai un peu envie d’écrire à la fille que j’étais à 15 ans ou même encore l’an passé, qui dramatisait de « l’abandon ». Je me serais épargnée tellement de peines inutiles et je m’aurais bien plus rapidement ouverte aux autres si j’avais eu la présence d’esprit de me dire que bah c’est pas grave en fait. Bien sûr au début, on tressaillira quand on verra son nom apparaître sur notre écran, notre cœur manquera un battement quand cet autre sera connecté sur les réseaux sociaux. Bien sûr croiser son regard fera resurgir les souvenirs d’un passé à présent révolu. Et on pensera à toutes les choses qu’on aurait voulu partager, toutes les choses qu’on aurait voulues lui dire, toutes les choses que l’on aurait voulu vivre avec. Mais tout passe ! Un jour on se rend compte qu’il y a d’autres personnes qui nous attendent au coin de la rue, il faut juste s’autoriser le droit de les laisser entrer dans nos vies et de réapprendre à rencontrer. En d’autres termes, non ce n’est pas parce que t’as rencontré un mec génial, qui te plaisait sous tout rapport et que ça n’a pas marché qu’il faut commencer à se remettre en question et à déprimer. Oui c’est dommage! Mais oui il y en aura d’autres, et des mieux, puisque déjà ils seront dispo pour toi et intéressés par toi. Des gens cool et qui nous correspondent il y en a partout. Tout vient à point à qui sait attendre.

Etre en paix avec soi-même avant de pouvoir être aimé en retour

S’il y a une chose sur laquelle j’avais besoin de travailler cette année, c’est ma confiance et mon estime de moi. J’ai souvent eu tendance à me dévaloriser, à croire que je ne valais rien. J’avais tendance à penser que je n’avais rien à apporter et ne voyais que le mal autour de moi. Sauf que c’est la première étape vers l’isolement. Pour pouvoir s’ouvrir aux autres, il faut d’abord apprendre à être heureux de ce que l’on est. Il faut faire la paix avec soi-même. Chacun est différent, chacun est appréciable à sa juste valeur. Il faut apprendre à avoir confiance en son « soi ». Comprendre que l’on a tous notre propre pierre à apporter à l’édifice. Bien sûr, on ne peut pas être compatible avec tout le monde. Mais il faut apprendre à s’aimer pour pouvoir être prêt à accueillir quelqu’un qui nous aimera à notre juste valeur. Apprendre à s’aimer demande un immense travail sur soi. Apprendre à être positif également. Mais ma vie a changé une fois que j’ai posé des yeux nouveaux sur elle. Bien sûr tout n’est pas tout rose ! Il ne faut pas tomber dans un excès de naïveté ni croire qu’il suffit de sourire pour que tous nos problèmes se résolvent. Mais penser positif amène réellement du positif. Partir gagnant au lieu de partir perdant. Voir le verre à moitié plein et non pas à moitié vide. Changer de perspective fait une grosse différence dans ce qui nous arrive dans nos vies. Et surtout apprendre à relativiser : un événement négatif un jour ne signifie pas que tout va échouer. La vie est faite de hauts et de bas, mais c’est ce qui nous permet d’apprécier le positif. Apprendre à chérir le présent et à ne pas tergiverser sur un avenir incertain. Travailler sur les choses sur lesquelles on peut avoir un impact et non pas se prendre la tête pour des évènements qui nous échappent. Je fais partie des gens qui croient au destin. C’est logiquement que je pense donc que rien n’arrive par hasard. Que si par exemple une nouvelle expérience n’aboutit pas comme on l’aurait espéré, c’est qu’une autre se prépare un peu plus loin sans qu’on s’y attende.

Faire des erreurs c'est primordial

J’ai discuté récemment avec une amie qui désespérait et se blâmait elle-même de toujours tomber sur les « mauvais mecs ».  Et j’ai moi même fait dernièrement le bilan sur d’anciennes relations plutôt toxiques dans ma vie. La conclusion que j’ai pu tirer de ces différentes expériences c’est que les erreurs sont primordiales pour apprendre à forger notre personnalité. Déjà, je pense que toutes les personnes qui passent dans nos vies ou toutes les choses qu’on entreprend laissent une trace dans nos esprits. En bien ou en mal, il est essentiel de retirer des bribes de chacune d’entre elles pour les intégrer dans nos expériences futures. Il y a toujours quelque chose à gagner, de tout. Même si ce n’est qu’une leçon. Ou plutôt, surtout si c’est une leçon! Faire des erreurs nous apprend à délimiter nos objectifs,  à comprendre ce qu’on ne veut plus et à définir qui l’on est. Et on exactement à l’âge où il est permis d’en faire. Chaque erreur va nous acheminer progressivement vers la personne qu’on tend à être en finalité. Encore une fois, ça paraît couler de source. Mais combien de fois on s’est regardé dans la glace et on s’est dit « je savais que je n’aurais pas dû faire ça! », « on m’avait prévenu », « j’en ai marre, je n’avance pas ». Sauf que si on avance. On avance tous les jours en réalité. Et ce sont nos erreurs qui nous façonnent bien plus que nos réussites.

 

C’est le retour des tenues sur le blog! Le soleil avait pointé le bout de son nez et le mercure affichait plus de 20 degrés à Ottawa: un plaisir après un hiver beaucoup trop long. Je porte de moins en moins de jeans. Je trouve les pantalons tellement plus confortables, plus structurés aussi et plus personnalisés. J’ai shoppé cette veste chez Century 21, le temple de l’outlet New-Yorkais et je l’adore. Je ne porte jamais de lavande mais je crois que mon esprit criait « couleur couleur couleur » à l’approche des premiers rayons de soleil.

Veste Unknown mais provient de Century 21 Pull fin Mango (old) Pantalon Dynamite Chaussures Doc Martens Solaires Guess

A bientôt,

Mathilde



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